Le projet de groupe

le projet du groupe Vercors 4 montagnes

Le groupe Vercors 4 Montagnes a été créé en 2006 par quelques adultes qui souhaitaient vivre une expérience de scoutisme sur le canton de Villard de Lans.

L'activité a débuté pour 16 louveteaux en mai 2006 et s'est continuée par un mini-camp de 5 jours (et une nuit) en juillet 2006 pour 22 enfants de 7 à 12 ans.

Depuis, le cercle s'est agrandi et ce sont jusqu'à 32 louveteaux répartis en 5 équipes qui se retrouvent une fois par mois pour jouer, apprendre les techniques scoutes (orientation, allumer un feu, cuisiner, faire des courses, camper...) et vivre des moments conviviaux ensemble. L'aboutissement d'une année aux louveteaux, c'est la réalisation en « grandeur nature » de ces apprentissages pendant un camp. Le camp est « grandeur nature » : campement dans un pré, généralement au bord d'une rivière, construction de douches, titas (toilettes), tables, vaisselier, trou à eau sale... ainsi que la possibilité de vivre en petites équipes des moments de responsabilités (faire la cuisine, la vaisselle, les courses, une cabane, une ballade) pour vivre pleinement le projet scout. Généralement la durée est courte (10/12 jours) afin de rendre accessible ce premier camp aux nouveaux louveteaux et parents. Chacun est bienvenu pour nous aider à préparer le camp, ce qui permet aux enfants et aux parents de se projeter sur ce qui va se passer.

Une unité d'éclaireuses et éclaireurs (12-16 ans) vivent en équipe tout l'année, mettent en place la méthode scoute et notamment préparent leur camp d'été.

Des clans d'ainés (17 -20 ans) montent des projets en autonomie, selon leurs humeurs et leurs envies... le principe est de s'autofinancer et de préparer ensemble le projet.

la méthode scoute

Nous mettons en œuvre dans le groupe local la méthode scoute avec des principes importants à nos yeux :

  • les adultes sont au service des jeunes scouts; ils sont donc des adultes dans le scoutisme mais pas des scouts; ils peuvent donc vivre la méthode scoute pour eux mais il ne sont pas sujets de la méthode
  • nous faisons totalement notre le but de l'organisaton mondiale du mouvement scout, à savoir "contribuer au développement des potentialités des jeunes quelle soit physiques, intellectuelles, affectives, sociales ou spirituelles, et ce en tant qu'individus, que citoyens responsables ou membres de leur communauté locale, nationale et internationale ."
  • chaque point de la méthode doit avoir du sens pour chacun des scouts qui le souhaitent; c'est donc une libre acceptation qui est la règle

La méthode scoute est un système d’auto-éducation progressive fondé sur :

  • Une promesse et une loi.
  • Une éducation par l’action.
  • Une vie en petits groupes (par exemple la patrouille), comprenant, avec l’aide d’adultes qui les conseillent, la découverte et l’acceptation progressives par les jeunes des responsabilités et la formation à l’auto- gestion tendant au développement du caractère, à l’accès à la compétence, à la confiance en soi, au sens du service et à l’aptitude aussi bien à coopérer qu’à diriger.
  • Des programmes progressifs et attrayants d’activités variées fondées sur les centres d’intérêt des participants et comportant des jeux, des techniques utiles et la prise en charge de services à la communauté ; ces activités se déroulent principalement en plein air, en contact avec la nature.

Référence : constitution de l'Organisation Mondiale du Mouvement Scoute (OMMS), article 3


les rites du groupe

Un groupe a besoin de rites. Notre scoutisme au sein du groupe Vercors 4 montagnes en promeut quelques uns, porteurs de sens selon notre culture de groupe.

Le passage

Le passage est un temps pendant lequel les louveteaux les plus âgés « passent » aux éclés, les éclés les plus âgés « passent » aux ainés, les « ainés » deviennent « adultes » du groupe. Ce passage est généralement réalisé lors de la sortie de rentrée. Il est préparé par les responsables louveteaux et éclés. Il consiste en une petite épreuve amusante ritualisant ce « passage ». Cette épreuve est choisie pour ses côtés « mémorable » et « valorisant ». Elle est tenue secrète jusqu'au moment du « passage » et c'est donc une surprise.

Le raid

Le raid se déroule aux premiers beaux jours avec la guilde (les éclaireurs de plus de 14 ans) et les ainés, généralement pendant le week-end de l'ascension. Il prend ses racines dans le « Raid » qui était autrefois une marche de 24h en solitaire à la boussole pendant lequel le « scout » devait, en sus de son trajet, dresser un bivouac pour la nuit, cuire un repas trappeur, cuire un pain et entamer une réflexion sur un sujet établi par un des responsables. Le raid dans le groupe Vercors se déroule sur 3 jours et 2 nuits, en équipe de 3 ou 4 participants autonomes. On arrive au raid avec de l'argent en poche, son matériel pour parcourir pendant 3 jours une traversée d'un point à un autre, inconnus au départ. Le soir, les équipes se retrouvent pour un échange et le partage d'un repas. Le dernier soir, un banquet clôture le raid qui doit être éprouvant et formateur pour ceux qui découvre la formule.

La sioule

La sioule est pratiquée dans le groupe de la façon suivante. La sioule n'a pas de règle mais un but :

  • se faire plaisir.

et des coutumes (non ce ne sont pas de règles, sans jeu de mot)

  • il y a généralement quelque chose qui sert de ballon et qui est plutôt mou
  • il y a généralement quelque chose qui sert de but et qui est plutôt rond et petit
  • il y a généralement deux équipes qui n'ont pas le même effectif et qui ne recherchent pas l'équilibre du jeu
  • il y a généralement un régulateur (voir plus) qui n'est pas un arbitre mais regarde et fait le nécessaire si quelqu'un devient violent ou/et malveillant (très rare et fréquent à la fois)
  • il y a généralement des courts temps de jeu (des nième de temps (1/3 temps, 1/4 temps) de quelques actions)
  • il y a généralement des spectateurs hilares à regarder les actions, ce qui amène aussi un bon état d'esprit
  • il y a généralement un chapeau dans lequel tous les objets et autres parures (montres, boucles d'oreille etc...) viennent discuter ensemble le temps de la sioule
  • il y a rarement (jamais) des sioules adulte vs éclé, éclé vs louveteaux, équipe interne contre externe etc...

Rien de plus, mais c'est temps de liberté, de plaisir, qui permet aux uns et aux autres de "régler" des comptes à froid et avec plaisir La plupart des enfants diront que c'est un moment où on peut faire le "fou", tout simplement... On fait tous les ans des sioules pendant l'assemblée plénière de groupe avec les parents, les frères et les cousines.

Le Bona

Avant tous les repas, les participants crient le « Bona », en l'honneur du repas à venir, de ceux qui l'ont éventuellement réalisé. Ce ban se compose toujours de la phrase :

  • A- celui qui lance le ban : « Bona bona »
  • B- réponse :« Mo »
  • A- « Bona bona »
  • B- « Mo »
  • A- « Bona bona »
  • B- « pétit merci »

puis se succèdent des bans pour chacun des camps du cercle, de l'unité ou du clan. A chaque camp, il revient donc aux participants de trouver avant la fin de celui-ci une phrase à rajouter. Ce ban fait honneur à un des fondateurs du scoutisme en france, Henri Bonnamaux, inventeur de la Bona, la grosse gamelle en aluminium.

La réunion annuelle de rentrée en auberge espagnole

Nous avons l'habitude de nous retrouver tous ensemble, les participants du projet éclé du groupe local, en auberge espagnole pour notre réunion de rentrée. Ceci nous permet d'échanger de façon informelle, d'accueillir les nouvelles familles dans notre groupe. Suit généralement l'assemblée plénière de groupe.

l'idéal éclé

C'est notre idéal sur lequel nous nous engageons, ce que les anciens scouts appellent "loi". Nous avons opté pour ce mot "idéal" car notre engagement est d'essayer de faire notre mieux pour mettre en œuvre ces idées dans nos vies. Ce n'est donc pas une règle absolue mais un but, un idéal partagé. Après une réflexion courant 2011, nous avons choisi la loi du mouvement des scouts suisses à laquelle nous avons rajouté une idée autour de l'utilisation sobre des ressources, pour faire écho à la phrase originelle "".

Nous, les éclés, nous voulons :

  • être vrais
  • nous réjouir de ce qui est beau
  • être attentifs et aider autour de nous
  • choisir de notre mieux et nous engager
  • écouter et respecter les autres
  • partager
  • utiliser sobrement les ressources
  • protéger la nature et respecter la vie
  • affronter les difficultés avec confiance


l'engagement

L'engagement formel sur l'idéal éclé est possible pour tous ceux qui le souhaitent. Cet engagement est la « promesse scoute » de notre groupe. Cet engagement doit être volontaire et porteur de sens pour tous, celui qui s'engage et les membres du groupe qui assistent à l'engagement. Cet engagement est donc préparé de façon simple par celui qui souhaite s'engager devant son cercle, son unité, son clan, son conseil, son équipe, soi-même. Cet engagement doit rester dans l'esprit de la méthode scoute, à savoir un engagement à faire de son mieux pour mettre en œuvre l'idéal éclé dans sa vie de tous les jours. C'est donc un engagement positif et progressif et en aucun cas impératif. On parle ainsi d'idéal éclé et non de loi, afin de ne pas porter dans la formulation de cet engagement le contresens entre la « loi » anglo-saxone et la « loi » latine. La formalisation de cet engagement est donc facultative. L'idéal scout doit rester une proposition positive et non coercitive. Il n'y a pas de rite du groupe pour cet engagement dont la portée est très personnelle, même si l'idéal est partagé.

la vie en équipe

à venir

la compétence de l'enfant ou du jeune à s'éduquer

à venir

les mixités au service des apprentissages

à venir

la progression personnelle

La progression personnelle consiste en plusieurs points :

  • la présence de programmes progressifs (activité, formation)
    • mettant la méthode scoute au centre de ces programmes,
    • notamment dans ses aspects
      • auto-éducation,
      • éducation par l'action,
      • vie en petits groupes
  • la formalisation de la progression pour que chacun puisse se sentir « en mouvement » et trouver son « propre chemin »
  • un état d'esprit partagé et porté par le plus grand nombre :
    • absence de compétition,
    • omni-présence de la coopération
    • valorisation du côté positif de chaque chose
    • chacun est « formateur » de sa propre progression et de celle de l'autre, selon ses capacités et ses compétences

Les programmes progressifs

Le cycle de progression pour chacun des « âges » : louveteau de 8 à 12 ans, éclaireur de 12 à 16 ans, ainé de 16 à 20 ans et adultes (jeunes et moins jeunes) est de la même nature. Il suit le principe suivant :

  • découvrir
  • apprendre
  • partager

C'est un cycle que l'on parcourt plusieurs fois. C'est ce cycle perpétuel et universel qui permet l'auto-éducation des jeunes par eux-mêmes. Chacun partage avec l'autre ses compétences, son expériences et permet à l'autre et à soi-même de progresser. Cette progression permet à chacun d'acquérir des compétences de nature différente :

  • des techniques et/ou savoirs-faire
  • des connaissances et/ou savoirs
  • des savoirs-être

dans des domaines différents :

  • la vie « éclé » : vie dans la nature, montage de projet, vie en équipe...
  • la pédagogie « éclé » : mise en place des programmes dans une unité, responsabilité de l'animation d'une équipe, d'une unité, d'un groupe
  • l'administratif « éclé » : organisation d'un camp, d'un groupe, d'une équipe

Une progression personnelle

La progression est personnelle, c'est à dire attachée à la personne dans plusieurs sens du terme :

  • la personne décide de sa progression
  • la personne bénéficie de sa progression
  • la personne personnalise sa progression

On entend par personne la notion définie par Emmanuel Mounier.

La formalisation de la progression

La progression se formalise au sein du groupe local de plusieurs manières :

  • une formation par module est proposée à tous les adultes dans le cadre d'une expérimentation nationale lors de l'engagement de chaque adulte sur son mandat1.
  • une formation en continu, tout le long de la vie « éclé » de chacun des participants
  • une formation par l'action, conformément à la méthode scoute
  • une matérialisation de la progression discrète mais réelle